Le dernier dragon sur terre d’Eoin Colfier

Le nom d’Eoin Colfer vous dit sûrement quelque chose puisque nous lui devons le cycle d’Artemis Fowl et nous pouvons le découvrir ici dans son premier roman adulte avec Le Dernier dragon sur Terre.

Pour faire simple, Vern semble être le dernier dragon sur Terre et, à ce titre, il a fait le choix de s’isoler totalement dans le Bayou et de rester très loin de l’humanité qu’il ne porte pas vraiment dans son cœur…

Isolé donc et fortement alcoolisé, les journées du dragon passe les unes après les autres se rappelant le temps où lui et ses confrères se déplaçaient librement, ce qu’il ne peut désormais plus se permettre au risque dans le cas contraire de se retrouver chasser de par le monde.

Alors, lorsque Squib, un jeune garçon complètement paumé, qui n’a eu que des drames dans sa vie, se retrouve traqué dans le marécage par des personnes pas très amicale, Vern interviendra. Oh il n’interviendra pas par pure bienveillance, loin de là, mais bien pour que ce soit laissé secret son petit coin de paradis. Alors, il interviendra et de cette intervention naîtra une rencontre entre le jeune garçon et cette créature d’un autre âge, une rencontre qui pourrait bien remettre en cause le désir de solitude et de discrétion de la créature millénaire…

Les amateurs d’Eoin Colfier retrouveront toutes la verve, sous la traduction de Jean-François Ménard, de l’auteur et tout cet humour qu’il est capable d’insuffler dans ces romans. Le personnage de Vern en lui-même est incroyable et il fallait y penser à ce dragon bougon, vautré dans son fauteuil à regarder ce qui passe sur Netflix, un verre de vodka à la main et un t-shirt ringard (désolé pour les amateurs de Flashdance) sur le dos.

Maintenant, l’histoire était prévisible quant à cette rencontre et ce qu’elle donnerait entre deux personnages qui ont tellement de choses qui les opposent, qu’il devenait absolument nécessaire qu’ils se croisent et s’aident mutuellement.

Le récit est riche, dynamique, avec son cortège de personnages tantôt sympathiques, tantôt moins, qui vont vous faire passer un excellent moment.

Pygmalion (Mars 2020) – 400 pages – 21,90€ – 9782756430362
Traduction : Jean-François Ménard (Anglais)
Titre Original : Highfire (2020)

Autrefois, il était connu sous le nom de Wyvern, Seigneur du Haut Feu, et son ombre terrifiait les masses. Aujourd’hui, il n’est que Vern, vautré dans le bayou où il se cache, matant Netflix non-stop en tee-shirt Flashdance et sifflant de la vodka à longueur de journée. Mais, contrairement aux autres membres de son espèce, il a survécu. Malheureusement, aucune quantité d’alcool ne peut combler son immense solitude. C’est alors que le hasard lui propose une alliance inattendue… Aboutira-t-elle à l’extinction de sa race ou au retour de ses jours de gloire?

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