Retour sur les Etats Généraux des Littératures de l’Imaginaire

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Durant les Utopiales, une grande rencontre a eu lieu le samedi matin concernant les Etats Généraux des Littératures de l’Imaginaire… Ces Etats Généraux viennent conclure le mois de l’Imaginaire.

La première chose à savoir est que ces Etats Généraux étaient ouverts à tous, et que dans la salle se côtoyaient toute la chaîne du livre (ou pratiquement) : auteur.rice.s, éditeur.rice.s, libraires, bibliothécaires mais aussi des blogueur.euse.s, booktubeur.euse.s, universitaires, …

Je ne reviendrais pas sur la présentation des chiffres, qui a nécessité un travail faramineux de la part des principaux acteurs de cette rencontre,  reprenant les éléments clés (ventes, production) mais aussi la vision de journaliste ou encore de libraire sur les raisons de la situation  mais me concentrerai plus sur les discussions qui ont suivi.

Pour les constats, il semble que les raisons pour lesquels les lecteurs qui ne connaissent pas les littératures de l’imaginaire ne tentent pas l’aventure tiennent à un certain nombre de points :

  • Trop de genres et de sous-genres existent et perdent les non spécialistes,
  • Les littératures imaginaires sont vues comme des littératures de “jeunes”
  • Les littératures de l’imaginaire et tout particulièrement celle de SF nécessite trop de connaissances scientifiques, …

On peut rajouter aussi que les couvertures, qui sont une marque de fabrique du genre, paraissent être pour certain.e.s un repoussoir.

De nombreuses idées ont circulé pour essayer de faire évoluer cet état de fait et des ateliers de travail suivront dans les prochain(e)s semaines / mois car nous avons du travail :). Parmi les sujets abordés durant cette matinée, la possibilité d’avancer le mois de l’imaginaire, d’avoir une rentrée littéraire dédiée, de mettre plus en avant les prix existants (ou d’en développer de nouveaux), de travailler sur la relation avec les organes de presse (côté éditeur plus ce sujet), …

De mon côté, comme je l’ai dit au cours de ces Etats Généraux, je reste persuadé que les sites internet, blogs, booktube ont un rôle important à jouer. Amateur.rice.s de ces littératures, je pense que nous sommes à même de contribuer à une vulgarisation du genre, à un partage de notre passion pour ces genres et à contribuer à casser les clichés dont il pourrait être victime.

C’est la raison pour laquelle, j’avais  proposé et animé pendant plusieurs années une rencontre d’auteur.rice.s avec une médiathèque locale (animation que je ne peux plus faire du fait de la nouvelle organisation) : ces rencontres avaient permis de mêler des lecteur.rice.s connaisseurs et des moins connaisseur, en prenant des sujets accessibles (bon moins la dernière année :)). Ces “moins connaisseurs” ayant pour beaucoup tenter l’aventure suite aux échanges avec les auteur.rice.s !

Donc, il est temps que nous, amateur.rice.s du genre, prenions notre bâton de pèlerin et sortions de la zone de confort de l’écran et allions sur le terrain.

De mon côté, je pense à quelques idées, liées à des animations locales sur des événements ciblés, en s’appuyant sur des structures locales (publiques ou privées) : nous pouvons partager nos chroniques avec des médias locaux, des bibliothèques, des librairies (pour ceux qui ne seraient pas forcément à l’aise avec le genre) ; pourquoi pas un café littéraire, des clubs de lecture ; ou d’autres sujets encore à creuser….

Suite au prochain numéro 🙂

Maintenant, retroussons-nous les manches 😉

 

 

 

 

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