Nouvelle Rencontre avec Morgane Caussarieu

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Nous vous avions fait découvrir plusieurs romans  de Morgane et avons même eu l’occasion de lui poser quelques questions à l’occasion de la sortie de  Dans les veines. Le mois dernier est paru Rouge Toxic et nous avions donc quelques nouvelles questions à lui poser… Merci Morgane pour ta disponibilité 🙂 !

Rouge Toxic est un nouvel opus avec des vampires, dans lequel nous retrouvons des liens avec Je suis ton ombre et Dans les veines. Est-ce une thématique sur laquelle tu as encore des choses à dire ?

D’un point de vue strictement mythologie vampirique, je n’avais pas exploré grand chose, en fait, avec Dans les veines et Je suis ton ombre. Mes buveurs de sang restaient des créatures mystérieuses, aux origines inconnues. Avec Rouge Toxic, je m’intéresse plus profondément aux causes de l’affliction dont ils souffrent, sous l’angle scientifique. On apprend notamment pour quelles raisons les vampires ne vont pas au soleil, et que c’est une bactérie qui est la cause de leur état.

 Dans ce roman, Faruk, un vampire, se retrouve à devoir protéger une jeune femme… Dans ce roman plus que dans les autres, j’ai senti le tiraillement de Faruk entre son humanité et ce qu’il est devenu… Finalement, tu ramènes tes vampires à un peu plus d’humanité ?

Ahahaha, oui. C’était un gros risque à prendre, puisque je suis connue pour mon slogan, « Les gentils vampires n’existent pas ». Je l’ai pris quand même, jusqu’à présent, ça n’a pas eu l’air de m’alliéner mes lecteurs. Faruk ressemble à l’archétype du gentil vampire de Young adult, mais bon, il reste bien plus monstrueux que tous ces Edward cullen et Stefan Salvatore… Rouge Toxic était pour moi un défi, un exercice : ne pas déborder des codes du young adult, tout en gardant ma patte. Et même si Faruk tente d’être « gentil », ça ne lui réussit pas des masses, et on sent bien que c’est contre nature. Avec lui, j’ai aussi beaucoup essayé de travailler sur un érotisme soft et morbide, sans tomber dans le malsain qui caractérisait mon écriture jusqu’alors. C’est l’un des attraits du roman d’ado vampirique, parler de sexe, de pulsion, sans parler de bites. J’évoque aussi à travers son addiction au sang la dépendance aux drogues, parce que c’est une thématique qui peut toucher les jeunes et qui m’a touché moi-même de près.

D’un autre côté, c’est le seul que j’ai trouvé “récupérable”, et j’ai apprécié une nouvelle fois, le retour à un vampire plus violent et intéressé par l’hémoglobine 🙂

Oui, j’ai pris un malin plaisir à faire revenir les personnages des précédents opus, J.F ou Marie-Joséphine (devenue Maman Gédé) que les lecteurs qui me suivent savent capable des pires horreurs. Ils restent relativement sages ici comparés aux autres romans, et agissent en hors champ la plupart du temps, (young adult oblige) mais on les sent clairement irrécupérables, ouais^^

Ce titre me semble plus être un “pivot” pour un éventuelle développement d’une intrigue plus longue : est-ce qu’on peut se dire entre nous que tu as des idées pour poursuivre dans cet univers ?

Oui, j’ai plein d’idées, notamment un retour en force de Gabriel, le créateur de Faruk, que nous avions abandonné dans le corps humain de Poil de Carotte, à la fin de Je suis ton ombre. Moi je me demande ce qu’il est devenu, pas vous ? Mais bon, tout cela dépendra du succès de Rouge Toxic, pour envisager la suite… J’espère que ça marchera, car j’ai bien envie de vous mitonner un petit « Barbie contre les vampires »…

En dehors de cette actualité, en as-tu d’autres ou as-tu des projets en voie d’aboutir ?

En août, j’ai un roman de littérature générale, Techno Freaks, qui sort au Serpent à Plumes (Groupe La Martinière) et je suis très impatiente. Ça parle de pseudo-starlettes qui se croisent et se cament sur un week-end de quatre jours dans les clubs techno berlinois.

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