Terre errante de Liu Cixin

Avant toute chose, il est à noter que Terre errante a été adapté par Frant Gwo et est sorti sur les écrans chinois en février 2019 avant d’être diffusé par Netflix à partir d’avril 2019 (actuellement disponible uniquement en anglais sous-titré français). Le film a fait son petit succès et cela sera sûrement une raison pour certain de vouloir lire l’oeuvre qui se cache derrière…

Terre errante est donc de la Science-Fiction chinoise par un auteur dont la réputation ne cesse de s’étendre chez les aficionados du genre.

Dans cette novella, la Terre va subir une mutation importante et contrairement à de nombreux textes récents, l’écologie n’est pas le sujet : le soleil va se transformer en géante rouge, la conversion de l’hydrogène en hélium s’est développée beaucoup plus rapidement et au moment où nous rejoignons l’aventure, des décisions ont été prises pour permettre à l’humanité de peut-être survivre. De grandes machines ont été positionnées de par le monde de façon à freiner la rotation de la Terre et de lui permettre de quitter son orbite pour s’éloigner au plus tôt du bourreau que devient notre astre… Alors bien sûr, ces grandes machines qui sont là pour “pousser” la planète en dehors de sa zone est totalement irréaliste pour tout un tas de raisons que je ne vais pas étaler ici puisque de toute façon, je ne pense pas trouver grand monde qui croirait possible l’aspect “scientifique” de ce récit.

Je n’avais jamais vu la nuit. Je n’avais jamais vu les étoiles. Je n’avais jamais vu le printemps, ni l’automne, ni l’hiver. Je suis né à la fin de l’Ere du freinage. La Terre venait tout juste d’arrêter de tourner.

Au moment où nous débarquons dans l’aventure, les habitants sont désormais habitués à ne pas voir le soleil et se sont donc habitués à vivre dans des conditions extrêmes, que cela soit des pics de chaleurs ou des périodes glaciaires… Et ces conditions extrêmes vont de fait changer la façon de vivre et la façon d’appréhender le monde : nous sommes plus que jamais dans un instinct de survie, et que l’ensemble des relations humaines se retrouvent remises en cause.

Un des éléments notamment qui prend un sérieux coup derrière la tête est la religion car il faut avouer que d’un point de vue global, on ne peut pas dire que si existence supérieure il y a, elle a fait à la Terre une sacrée blague qui ne la rend donc pas très sympathique. La relation de couple et plus largement familiale est aussi remise en cause.

L’histoire est assez incroyable et il est probable qu’une partie du succès de ce récit est que, pour une fois, le centre de l’action et la tentative de sauvetage de l’humanité est sino-centrée.

Un récit court, original et permettant de découvrir une SF différente.

Actes Sud (Janvier 2020) – 79 pages – 9€ – 9782330130534
Traducteur : Gwennaël Gaffric (Chinois)
Couverture : DR

Lorsque les astrophysiciens découvrent que la conversion de l’hydrogène en hélium s’est accélérée à l’intérieur du Soleil, ils comprennent que notre étoile est sur le point de se transformer en une géante rouge qui absorbera de manière inéluctable la Terre. Pour contrer cette extinction programmée de l’humanité, les nations se regroupent pour mettre en branle un projet d’une ambition folle : élaborer des moteurs gigantesques afin de transformer la planète bleue en véritable vaisseau spatial et de l’emmener à la recherche d’une nouvelle étoile…

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