Cantique pour les étoiles de Simon Jimenez

Nouveau titre de la collection Nouveaux Millénaires, le Cantique pour les étoiles a bénéficié d’une version non corrigées pour assurer la promotion d’un titre marquant de l’année.

Une première rencontre avec la nouvelle Humanité

L’humanité a changé. La Terre n’est plus habitable et l’humanité a donc conquis l’univers et les planètes. La vie se situe donc entre quelques planètes (et notamment celle où habite Kaeda), des stations spatiales géantes et des vaisseaux qui naviguent dans la Poche, permettant de voyager rapidement par une contraction de l’espace et du temps.

Le récit commencera sur une planète où le jeune Kaeda rencontrera, la capitaine Nia Imani, en charge d’un cargo de marchandises qui fait la liaison avec la station Pélican.

Ce jeune homme gardera en mémoire cette rencontre et attendra tous les 15 ans avec une grande impatience le retour du vaisseau (les 15 ans étant le temps “réel” de voyage aux yeux des personnes hors Poche, le voyage ne prenant que quelques mois pour ceux du vaisseaux).

Et ce qui est étonnant est que la première partie du voyage proposé par Simon Jimenez sera axé sur Umbai-V et la vie de Kaeda, le développement de sa personnalité

Et c’est alors que la dernière rencontre avec Nia approche qu’un jeune garçon échoue sur la planète et est accueilli par Kaeda. Elevé par la famille de celui qui a pris un rôle plus important au sein de la communauté, il devra du fait de règles que nous ne comprenons pas repartir avec le vaisseau…

Qui est ce jeune homme ?

Cette question va nous tarauder tout au long du récit : échouer sur Umbai-V, muet, nous ne comprenons pas qui il est et d’où il vient. Lorsqu’il rejoindra le vaisseau de Nia Imani, il nouera une relation quasi-exclusive avec la capitaine, entraînant, avec son talent musical, de nombreux désagréments à l’ensemble de l’équipage. Cette relation qui se construit est primordiale pour la suite du récit et, sans vous spoiler la suite, c’est un des axes forts de ce roman.

Arrivé·e·s sur Pélican, les membres de l’équipage feront relâche avant que Fumiko, scientifique réputée et à l’origine de la découverte de la Poche, ne les mandate pour protéger le garçon.

La vie a changé, mais pas l’aptitude de l’humanité à perpétrer d’absurdes cruautés.

Et c’est un nouveau voyage qui prend le relai…

Un récit de space-opéra centré sur l’humain

C’est vraiment ce qu’il ressort pour moi de ce roman.

Bien sûr, nous avons des messages autour de l’écologie (le fait d’avoir quitté la Terre n’a rien à voir avec une volonté de voyage à la mode Bezos ou autre magna financier) mais aussi du tourisme de masse. Mais ce que je retiens essentiellement est la relation humaine qui se construit entre les différents protagonistes.

Le premier chapitre, tout en poésie, parle de l’amour avec un jeune homme, Kaeda, qui doit dans le même temps faire avec un amour inaccessible (celui pour Nia qu’il ne verra en tout et pour tout que 5 nuits) et le besoin de fonder une famille.

La relation aussi qui se nouera entre le jeune garçon et la Capitaine avec pour Nia, une prise de risque tant personnel que professionnel.

Ce sont aussi les relations d’amitiés, historiques ou nouvelles, que nous voyons se déployer tout au long d’un récit entraînant et musical.

Alors, on pourra reprocher quelques longueurs, mais ces détour dans l’histoire mérite d’être pris, chaque histoire, chaque construction menant à la chute…

Un roman qui mérite réellement d’être mis en avant.

J’ai Lu (02 juin 2021) – Collection Nouveaux Millénaires – 480 pages – 22€ – 9782290261637
Traduction : Benoît Domis (Etats-Unis)
Titre Original : The vanished birds (2020)
Couverture : Paul Lycett

L’humanité a quitté la Terre, devenue inhabitable, voilà mille ans. Elle vit aujourd’hui dans d’immenses stations spatiales, conçues et gérées par des multinationales, et se déplace entre les étoiles par la Poche, une contraction de l’espace et du temps. Quelques semaines dans la Poche se traduisent par des années, voire des décennies en temps réel, condamnant ceux qui y transitent à une vie de solitude. C’est le cas de Nia Imani, capitaine d’un cargo assurant la liaison entre Umbai-V et la station Pélican. Un jour, une capsule d’origine inconnue s’écrase à la surface d’Umbai-V. À son bord, un enfant, indemne mais muet, que Nia accepte de ramener aux autorités compétentes. Au fil de leur voyage, et malgré le silence, un lien très fort se tisse entre la femme et le garçon. Pourtant, le mystère demeure : qui est-il ? D’où vient-il ? Ne risque-t-elle pas de commettre une terrible erreur en le livrant à ses employeurs ?

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