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Le désert du monde de Jean-Pierre Andrevon

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Service de Presse

Les éditions Le Bélial lance une collection Archive du Futur qui reprend les grands textes de la SF, des textes méconnus ou qui méritaient une réédition. Le premier titre de la collection est L’espace de la révélation d’Alastair Reynolds, déjà publié chez le même éditeur avec La Maison des soleils ou encore Une représentation brillante notamment. Le deuxième est un titre de Jean-Pierre Andrevon, auteur prolifique, mais aussi chanteur et peintre. J’avais eu l’occasion de réaliser une interview par mail en 2004, pour la sortie de Zombies : un horizon de cendres.

Un réveil difficile…

L’Homme se réveille. Un réveil compliqué, un réveil long. Il cherche mais ne comprend pas. Il n’arrive pas à se souvenir de ses rêves ou de ses cauchemars. Il essaie de se sentir lui-même. Il essaie de comprendre pourquoi il est sur une surface dure, et non dans un lit. Il sent aussi une douleur à sa jambe.

Je suis peut-être un cadavre, pensa-t-il. Mais je ne le sais pas encore. Je crois être environné de fantômes, mais j’en suis un moi-même. Je crois être vivant, mais ce n’est qu’une persistance de mon esprit d’avant. En réalité je suis mort.

Finalement, le réveil a lieu et le sentiment de malaise se durcit. Il ne sait pas ce qu’il a fait la veille. Il cherche d’autant plus à comprendre que les incongruités se multiplient : le toit est effondré, partiellement sur lui ; la douleur dans sa jambe s’aggrave et surtout, lors de ses premiers déplacements, il rencontre cadavre après cadavre.

Les corps s’enchainent et l’inquiétude augmente. Est-il le dernier survivant ? Est-il mourant ? Qu’est-il arrivé au monde et pourquoi ne fait-il pas partie des différentes victimes ?

… la découverte d’un nouvel environnement…

Dès le deuxième jour, notre homme sans nom va tenter de comprendre les événements. Il va tourner dans le village, cherchant à trouver si possible la cause de la situation et des différentes morts.

Il trouvera des denrées alimentaires saines, ce qui est déjà un mystère au vu de la disparition des l’humanité. De même, cette brume qui entoure le village le perturbe plus que de raison, et il voudra aussi comprendre.

Mais comment était-il, ce monde ? Qu’est-ce-qu’il y avait, à l’extérieur ? Une terre recuite, des armées en bataille, un océan de boue ?

Perdu dans cet univers qu’il découvre, sans aucune mémoire dans un premier temps, avant que certains rêves ne lui donnent des pistes. Tout le roman sera la recherche de cet homme de son passé et de la compréhension de son environnement.

… à replacer dans son temps.

Il est important de se souvenir que ce roman a été publié la première fois en 1977. Pourquoi cette précision ? Tout simplement parce que l’explication de la situation, qui est à mon sens trop vite divulgâchée en tout début de roman, est largement novatrice au moment de la primo-parution et plus banale en 2026.

Pour autant, cela ne gâche pour moi en rien la narration et je me suis attaché à ce personnage, qui ne restera pas seul tout le long, je vous rassure, qui cherche à percer et à comprendre l’incompréhensible. L’arrivée d’abord d’un chien puis de Marie-Françoise va permettre au récit de rebondir et de relancer l’intrigue juste au bon moment.

Certains éléments se dévoileront et même si nous sentons la fin venir, bien annoncée au fur et à mesure de ce road-trip, la construction de l’intrigue nous entraîne plutôt facilement.

Le récit de Jean-Pierre Andrevon s’inscrit dans les thématiques habituelles de l’auteur et notamment sur la dimension postapocalyptique. En plus de l’histoire et d’une courte biographie, vous aurez la possibilité de découvrir l’auteur au travers des quelques questions que lui a posées Olivier Girard.

En attendant, si vous souhaitez découvrir d’autres écrits de notre nonagénaire, je vous invite à compulser nos précédentes chroniques, datant pour la plus récente de 2018 !

Les chroniques : Le travail du furet, Sherman, Le temps des grandes chasses, Cinq Anguilles dans une Botte d’Humains, Zombies : un horizon de cendres, L’exilé de Gandahar, Sukran ou encore Le Monde enfin.

Editions Le Bélial (Avril 2026) – Collection Archive du Futur – 299 pages – 15,99 € – 9782381632124
Couverture : Zariel

Il se réveille.
Dans une pièce qu’il ne reconnait pas.
Sous des combles à la toiture éventrée, sa jambe blessée par une poutre.
Pas un bruit.
Où est-il ? Et surtout, qui est-il ?
Car très vite, l’homme réalise qu’il n’a plus aucun souvenir.
Pas de passé, pas de mémoire .
Il quitte la chambre, et dans l’escalier qui le mène au rez-de-chaussée de cette maison dont il ignore tout… tombe sur son premier cadavre . Il y en aura beaucoup d’autres.
Partout, dans ce village muet où il erre bientôt.
Pourquoi ?
Commence alors une double quête cruciale : celle de son identité et les raisons de ce désert du monde…


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