Requiem pour âmes d’Ombre de Jean-Michel Archaimbault

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  • Les jeux d’une âme d’Ombre : Une créature profite des vacances pour provoquer toute l’horreur dont elle est capable et y arrive généralement bien… L’évolution des moeurs a pourtant des conséquences insoupçonnées sur ses tentatives.
  • La Faute aux Fusées : les créatures capables d’envahir la Terre peuvent être de toute nature et de toute forme… Et les enfants peuvent être, malgré eux, des défenseurs émérites de notre souveraineté.
  • L’histoire du lapin : Son lapin disparu du côté de Balbise, un jeune garçon va apprendre que peut-être un monde alternatif existe de l’autre côté d’une porte comme le rapporte des légendes populaires.
  • Les Angles interdits : Un garçon découvre un coin sombre et  le Rébeu, créature qui habite cet angle étrange. Il mettra tout en oeuvre pour ne pas se faire piéger par cette créature inquiétante.
  • La fraternité de Mollua : A côté de Contaut se situe la fraternité de Molua, un lieu étrange où tout semble être « différent ».

L’âge, la sénilité, la déconfiture, nous aussi, les morts, nous y avons droit. Ce n’est pas l’apanage des seuls vivants. Il y a une justice, la loi est la même pour tous.

  • Dix de la masse critique : Après quelques années passées dans une maison, une famille se sent peu à peu de plus en plus mal à l’aise à être dans certaines pièces. Aucune raison particulière, pas de fantômes, pas de bruits bizarres mais comme une sensation de gêne.
  • L’Appel : un homme est au mexique pour affaires lorsqu’il ressent au plus profond de lui un appel qui va le pousser à se rendre aux Etats Unis, pour retrouver une maison en particulier.
  • Branwyn : Alors que sa voiture commence à fatiguer, un conducteur se trompe de route et tue par accident un jeune garçon. Il rejoindra rapidement un village voisin pour essayer de régler cette situation mais sera surpis par l’accueil qui lui est réservé.
  • Au jardin des fées : Une fée par amour renonce à l’immortalité.
  • Errer la nuit : un père de famille se rend régulièrement à l’extérieur, au grand dam de sa famille qui ne comprend pas ce changement d’attitude, changement d’attitude lié à une rencontre avec une femme envoutante.
  • Lady d’Arbanville : Un auteur reçoit la visite d’une de ses fans après des années de retrait. Mais il n’est pas aussi libre de perdre du temps avec elle qu’il le souhaiterait.
  • Les filles d’Orlamonde : Sur uneplanète ravagée, seule une « Chose » se souvient d’un passé plus riant.
  • Krynn : Dans un château qu’il a lui-même construit, un homme est fasciné par des vibrations dont il n’arrive pas à établir la source
  • Wuellig : Un garçon malade voit la créature se rapprocher de plus en plus de lui alors que la fièvre le gagne. Son temps est compté et il n’est pas sûr que la protection du gardien soit suffisante.
  • Requiem pour âmes d’ombre : la créature que nous avions vu sur la première nouvelle revient après s’être mise un peu en sommeil et va tenter de sauver l’âme de l’écrivain pour lequel des envies de vengeance se révélaient dans un premier temps.

Pour les habitués de la saga Perry Rhodan, le nom de Jean-Michel Archaimbault sonne familier, et pour cause, il dirige l’équipe de traduction de cette saga monumentale d’origine allemande. D’ailleurs, un petit dossier à la fin du recueil nous permet d’en apprendre un peu sur cette passion de l’auteur.

Mais revenons-en à ce recueil, qui est la deuxième publication de Jean-Michel après le roman Seentha dans la collection Rivière Blanche. Les différents récits qui sont présentés ici sont très loin de ce que nous aurions pensé de la part de l’auteur : habitué que nous sommes de le voir évoluer dans la science-fiction, le découvrir ici dans des récits fantastiques, sombres, est un peu destabilisant.

Ces histoires nous donnent l’impression de découvrir Jean-Michel avec ses craintes d’enfants, ses peurs viscérales. Le récit est très intimistes, trop peut-être sur certains textes où nous avons réellement l’impression de « percer » l’esprit et l’âme du narrateur. La forme employée pour la narration nous permettant souvent de vivre les évènements avec le narrateur, juste à côté, témoin des évènements qui le frappe sans pouvoir y faire quelque chose. Comme il est souvent coutumier dans les nouvelles, nous ne savons que rarement le pourquoi des évènements, nous les subissons, point.

Ces récits sont plaisants à lire, tant pour leur diversité que pour leur style, j’aurai juste un reproche à faire, qui concerne l’Histoire du Lapin : je n’ai pas compris pourquoi il était précisé qu’une version plus aboutie avait été publiée par ailleurs… C’est un point qui m’a gêné, comme un appel à lire une « suite » (vous vous souvenez de la fin de Retour vers le futur 2 ? j’ai eu le même sentiment).

Au rayon, j’ai bien aimé, j’ajouterai que le choix de faire encadrer le recueil par deux nouvelles qui impliquent les mêmes personnages est bien pensé ;).

Pour ceux qui ne connaissent pas cette facette de Jean-Michel, n’hésitez pas à la découvrir rapidement.

En savoir plus : Lire une des nouvelles

Black Coat Press (Décembre 2011) – Rivière Blanche – 225 pages – 17,00€ – 9781612270661
Couverture :
Danièle Serra
Préface : Anne Duguël

La Fée Noire… Un vrai cancer mental !
Des ondes négatives et destructrices émanaient de ce monstre. Des vagues de terreur pure, glaciale, paralysante.
L’homme en était arrivé à un point que je ne connaîtrais jamais. Il ne savait plus sortir de l’impasse dans laquelle, en jouant, je l’avais conduit à s’enfermer. Il avait essayé de fuir en composant des images transfigurées, abstraites, pour tenter d’y voir plus clair en lui-même. Mais il n’en avait que replongé, et plus profond encore.

Soudain, l’été 1989. L’été d’incertitude…
Il peut suffire d’un rien à des hantises oubliées et à des fantasmes enfouis pour remonter à la surface. Alors, un désir inaccessible exige son aveu. Des rêves sûrement cryptés imposent leur récit. Des lieux connus depuis l’enfance demandent à se dévoiler dans le prisme d’un imaginaire parfois traumatique. L’envie de fuir n’importe où, hors du monde, cherche à s’exprimer dans toutes les nuances de l’angoisse ou de l’étrange. Puis tout un équilibre menace de se rompre.
Mais quel sera le terme de ce voyage au bout de la nuit ? Les ténèbres des abîmes, ou un chant de REQUIEM POUR ÂMES D’OMBRE… ?

Requiem pour âmes d'Ombre de Jean-Michel Archaimbault, 5.0 out of 10 based on 1 rating

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