VIRTuELS de Rodolphe Le Dorner

Partie 1/2

VIRTuELS est le premier roman que je lis de Rodolphe Le Dorner, ce qui me permet de découvrir dans le même temps les éditions Kelach. Dans ce monde futuriste, la pénurie, notamment d’énergie fossile, est bien présente tout comme le terrorisme qui semble ne pas avoir quitté la France… Car oui nous sommes en France.

Du pain et des jeux

Comme il est fréquent dans nos sociétés modernes, le meilleur moyen pour permettre à la population d’accepter sa situation est de continuer à organiser des jeux, et c’est donc en 2076 pour les Jeux Olympiques à Paris que débutera notre histoire.

Et le lancement de ces JO seront aussi l’occasion de lancer un tout nouveau service permettant à tout à chacun de participer en situation quasi réelle et sans quitter son chez soi, à l’inauguration d’ouverture.

La réalité virtuelle a atteint un nouveau niveau en permettant de scanner dans le même temps votre aspect physique et ce que vous êtes fondamentalement (votre esprit) pour vous projeter totalement sur les différents lieux au cœur de l’événement.

Mais comme vous vous en doutez, tout ne se passera pas exactement comme cela était prévu et des milliers de personnes se retrouvent enfermés dans la réalité virtuelle sans espoir d’en sortir : réveiller les Virtuels reviendraient à les tuer…

Re-bond dans le temps

Et nous voici dix ans plus tard. Les Virtuels sont toujours coincés dans leur monde et chacun voudrait considérer que le monde peut continuer d’avancer… Mais un milliard de personnes dans le coma, c’est aussi un milliard de moins de personnes pour faire tourner le monde, sans compter que voir un ou des proches complètement absent tout en étant dans son salon à de quoi rendre mal à l’aise. Alors les “réveillé·e·s” continuent à essayer de trouver une solution, une solution qui pourrait être de retrouver le créateur de cette invention mystérieusement disparu…

Si du côté des “vivants”, la volonté de ramener tout le monde mobilise beaucoup de ressources, la situation dans le monde virtuel est un peu plus complexe : si dans les premiers temps, les Virtuels ne pouvaient pas parler entre eux, se retrouvant totalement isolés et sans notion de temps, avec le risque de sombrer dans la folie, la découverte de moyens pour entrer en contact à eu aussi comme conséquence de diviser les prisonniers en deux courants opposés. Le premier va vouloir à tout prix sortir de la réalité virtuelle quand le deuxième groupe veut rester dans ce groupe.

Une course va s’engager dans les deux mondes pour comprendre ce qui s’est passé et régler la situation.

Le roman est dynamique, et questionnera sur un monde où le virtuel pourrait prendre le pas sur le réel et où certain·e·s pourraient faire le choix de ne vivre que virtuellement. Les récentes déclarations de Mark Zuckerberg sur la création d’un monde virtuel, Meta, doit nous faire réfléchir sur les possibles conséquences.

On notera le choix amusant de numéroter les chapitres en binaire, ce qui peut être un peu déroutant sur le moment 🙂

Editions Kelach – 336 pages – 21,90€ – 9782490647538

À cause d’une avarie lors de son lancement, le Projecteur Virtuel a piégé un milliard d’êtres humains, les Virtels dans son programme informatique.
Seule solution pour les faire revenir, retrouver Sergeï Ismanov, son créateur, qui a mystérieusement disparu. C’est la mission que s’est assignée Léonie, PDG de la Loyale Security. Une question de survie pour elle, qui l’entraînera aussi dans une implacable descente aux enfers.

Mais alors que se joue cette course contre la montre, prisonniers de leur coma contrôlé, que deviennent les nouveaux Explorateurs, les 01001000 01101111 01101101 01101111 00100000 01100001 01110110 01100001 01110100 01100001 01110010, les Homo avatar ?

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