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La première ou dernière de Laure & Laurent Kloetzer

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Noon du Soleil Noir – Deuxième enquête

Les éditions du Belial nous avaient permis de découvrir l’année dernière les premières aventures du jeune sorcier Noon du Soleil Noir, débarqué d’on ne sait où et qui a décidé de s’installer dans un quartier pourtant pas très réputé. Au cours de la première aventure, nous avions pu découvrir le jeune homme et celui qui deviendra d’une façon ou d’une autre en même temps son garde du corps et ce qui se rapprocherait le plus d’un ami. L’enquête était complexe et cela a permis de découvrir l’étendue des capacités de Noon… Comme un duo n’est qu’efficace qu’à trois, la jeune Meg s’est jointe à l’aventure et prendra une place un peu plus importante dans cette nouvelle aventure….

Une course de chevaux politique

Tout commence par ce qui ne devait être qu’une course… Mais cette course, ou dirons-nous plutôt cette Course, revêt une importance capitale pour la cité de la Toge Noire : la Course a une dimension politique et va voir s’affronter des cavaliers Verts, Blancs, Noirs et Rouges, voire plusieurs couleurs en même temps. Les enjeux sont importants car suivant le vainqueur, ce sont les gouvernants qui pourraient chuter, et beaucoup se frottent les mains en espérant que Cominius, champion depuis de nombreuses années continuent à marquer les esprits en remportant une nouvelle fois l’épreuve devant ses adversaires.

Pourtant, d’étranges rumeurs commencent à courir sur le fait que le champion serait malade et qu’il ne serait pas en mesure de tenir son rang. Lorsque nos trois amis se présentent à l’événement, ils ne peuvent que constater que le cavalier n’est pas présent et qu’il ne rejoindra les autres qu’au tout dernier moment.

Le signal du départ est lancé et les concurrents s’élancent, le peuple s’enflamme et soutient ses favoris… Et le drame arrive : Cominius tombe, repart, mais il n’arrivera pas à finir la course. Les tours se succèdent et le suspens est à son comble… Jusqu’à la disparition pure et simple d’un des chevaux…

Le monde est vaste, bien plus vaste que ce que vos yeux bouffis peuvent percevoir. Il est à la fois une sphère, une collection de sphères imbriquées et une toile, souple, infinie, à la trame assez lâche. Les habitants du monde sont des êtres d’esprits et de volonté. Certains tout petits, comme les lichens, les hannetons ou les prêtres de l’Oblatoire, liés à une enveloppe de chair fragile. D’autres ont un corps fluide, éthéré, et sont d’une grand force, force encore accrue quand ils s’installent dans certains lis, certains pincements de la toile. Quand un esprit de puissance s’installe dans un lieu particulier, la force de cet esprit et de ce lieux s’amplifient, se confondent. C’est alors qu’on les appelle des dieux.

Un deuxième volume plus intriguant

Lors de la lecture du premier roman, nous avions pu découvrir en Noon, un sorcier dont nous ne connaissions pas les origines, discret sur ses pouvoirs même si nous pressentions déjà qu’ils étaient étendus. Ces nouvelles aventures vont nous confirmer cette réalité et vont commencer à nous laisser entrevoir, et ce dès les premières pages, que le jeune homme à des origines, à tout le moins lointaines.

Rapidement mis en contact de la magie qui a influencé la fameuse course hippique, il basculera dans un lieu étrange où le soleil est noir et surtout, où une étrange chèvre semble particulièrement fâchée contre… contre on ne sait pas.

Mais la manipulation de l’épreuve sportive n’est pas le seul élément à prendre en compte puisque un étrange mal semble frappé certains habitant, des discussions tournent autour d’un certain mariage et un vieux mage semble vouloir s’affranchir de la tutelle de Noon.

Tous ces faisceaux narratifs donnent une dynamique au texte qui va nous engloutir dans une volonté de compréhension ou de recherche de liens entre toutes ces trames. En vain, ou alors je ne suis pas spécialement doué dans l’exercice, la découverte de cet assemblage de faits ne se dévoilera et ne prendra sens que dans les dernières pages du récit.

Voici donc un nouvel opus qui nous permet de mieux découvrir la cité de la Toge Noir et nous permet de mieux appréhender les différents personnages qui s’ajoutent tout en approfondissant ceux que nous connaissions déjà. Reste à comprendre quel rôle prendra Meg dans les prochains volumes car oui il y aura une suite, déjà annoncé, même si l’intrigue de La première ou dernière se termine.

A noter que le choix narratif de faire une narration à la première personne, postérieurement aux événements décrits apporte un angle différent en terme de lecture avec des petits appels du pied du narrateur (Yors) sur certaines des difficultés que vont rencontrer les protagonistes. Cela amène par contre à certains moments des questionnements, car j’ai ressenti des doutes sur qui parlait ou s’exprimait.

Comme pour le premier volume, Nicolas Fructus fait montre sur la couverture et dans les illustrations de son talent… Ses illustrations sont un vrai plaisir à regarder durant le déroulé de l’histoire et permettent de visualiser certains temps forts du récit.

Le Bélial (Mars 2023) – 397 pages – 22,90 € – 9782381630809
Couverture et Illustrations : Nicolas Fructus

Les Courses ! Le meilleur moment de l’année, celui où toute la cité de la Toge noire vibre de voir s’affronter les cavaliers des Verts, des Blancs, des Noirs et des Rouges. Derrière chaque couleur, les partis se rassemblent, on se passionne, on joue gros ! Le peuple grogne, les dirigeants vacillent sur leurs sièges, les opportunistes se frottent les mains, les cavaliers favoris jettent de pleines poignées d’argent à leurs admirateurs, leurs chevaux sont adulés comme des dieux. Ajouter une grosse dose de sorcellerie à tant de fureurs, est-ce vraiment une bonne idée ? Qui se cache derrière les tablettes de malédiction et les vers-pièges ? Noon, notre jeune sorcier récemment établi en ville pour y faire commerce de magie, ferait peut-être mieux de se contenter de missions faciles, comme protéger ce prince mingol, plutôt que de s’intéresser à un sujet aussi politique qui le jettera à coup sûr dans les intrigues du palais. À ce sujet, Meg, sa disciple, et Yors, leur garde du corps, sont enfin d’accord : patron, oubliez tout ça, c’est trop gros pour nous ! Mais le maître du soleil noir n’en fait jamais qu’à sa tête…


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