Rébellion de Andrea Cremer

9782371020290FSLe Secret de l’inventeur – Tome 1

Charlotte, seize ans, est une fille de la rébellion : ses parents combattent l’Empire britannique pour tenter de faire des Etats-Unis d’Amérique une terre de liberté. Mais l’Empire britannique a réussi à être victorieuse, et les rebelles n’ont d’autres choix que de laisser leurs enfants vivre dans des grottes en attendant de pouvoir rejoindre l’armée de la résistance.

Mais les événements vont se précipiter lorsque la jeune femme va sauver de la capture un jeune garçon amnésique pour le ramener dans les catacombes. Ashley, son frère et leader du groupe, n’admet que moyennement cette incursion qui met tout le monde en danger, d’autant plus que le nouveau venu semble vraiment bizarre…

Dans la pratique, oui. Sauf que l’esclavage des Africains s’héritait de mère en fils et en fille. En 1807, l’Empire a décrété l’esclavage immoral, mais le servage légal, au prétexte qu’il s’agissait de punir un crime de guerre. Pietas super omnia.

Uchronie sur le territoire américain, couplé à une bonne dose de Steampunk, Rébellion est le premier volume de Le Secret de l’inventeur, d’Andrea Cremer à qui l’on doit notamment Nightshade. Cette uchronie nous plonge dans une histoire américaine revisitée et plus précisément du côté de la résistance.

Les secrets dont chacun des protagonistes s’entourent (le jeune garçon découvert amnésique, Ashley, Jack) rendent les événements imprévisibles et les décisions qui vont être prises vont souvent l’être sans une connaissance exhaustive des données.

C’est aussi et surtout l’histoire de Charlotte, une jeune fille qui va devoir découvrir le monde extérieur et réapprendre à vivre dans cet univers dont elle n’a toujours eu qu’une vision partielle, un monde de normes et de savoir-vivre qu’elle a du mal à appréhender. C’est aussi l’histoire d’une romance, une romance qui prend rapidement beaucoup de place, rendant l’intrigue principale, à savoir l’origine du jeune garçon amnésique, secondaire, à mon grand dam.

Mais l’intrigue est prenante, la créativité – associée aux machineries qui jalonnent le récit – foisonnante, nous présentant une Amérique alternative solide et cohérente.

Et puis, que dire de cette superbe couverture de Benjamin Carré qui a elle seule vaut le détour, très représentative de l’esprit du roman bien que c’est cette même couverture qui m’a permis de comprendre, pratiquement dès le début, certaines des réalités de l’intrigue ?

Première lecture de mon côté chez les éditions Lumen, qui devraient en appeler d’autres ;).

Lumen (Février 2015) – 407 pages – 15.00€ – 9782371020290
Traducteur
: Mathilde Bouhon
Titre OriginalThe Inventor’s secret (2014)
Couverture : Benjamin Carré

Imaginez un monde où l’Empire britannique aurait écrasé la rébellion qui a donné naissance aux États-Unis d’Amérique… Dans ce XIXe siècle alternatif, Charlotte, seize ans, vit loin de ses parents, descendants des révolutionnaires américains, qui continuent la lutte contre les sous-marins et les machines volantes de Britannia. Entourée d’autres fils et filles de la rébellion, elle habite dans un réseau de grottes souterraines non loin de la ville flottante de New York, où les artisans de la Ruche et les ouvriers de la Grande Fonderie côtoient l’aristocratie des vainqueurs. Un matin, elle croise dans la forêt un garçon amnésique, poursuivi par les machines de l’Empire, et lui sauve la vie.

Mais quand elle le ramène dans les Catacombes, où elle attend comme tout le petit groupe d’amis qui l’entoure de rejoindre la lutte quand elle atteindra sa majorité, l’équilibre de son existence est bouleversé : parmi ses compagnons, tous ne sont pas ce qu’ils prétendent être, et l’existence de ce mystérieux garçon fait peser sur la rébellion une terrible menace… Des décharges de métal de l’Empire, infestées de rats d’acier, aux salons opulents de la noblesse, en passant par les méandres labyrinthiques de la Guilde des inventeurs, Charlotte est contrainte de quitter son refuge pour partir explorer le vaste monde !

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