Un gars et son chien à la fin du monde de C.A. Fletcher

Lorsque j’ai vu le titre de ce roman, Un gars et son chien à la fin du monde, j’ai tout de suite été intrigué par ce que pouvait cacher C.A. Fletcher dans son roman… Et le quatrième de couverture ne fait que renforcer cette curiosité.

Alors, sachez que la fin du monde a déjà eu lieu et qu’elle a eu lieu il y a quelques années (siècles ?) déjà sans que personne ne s’en souvienne réellement si ce n’est par une transmission orale des évènements.

Il semble bien que, pour une raison ou une autre, hommes et femmes n’arrivaient plus à procréer sans que la ou les cause(s) ne soi(en)t clairement établie(s)… L’humanité a décru, pour le plus grand bien de la planète pourrait dire certain.e.s…

Un homme m’a volé mon chien.
Je l’ai poursuivi.
Il est arrivé des trucs horribles.
Je ne pourrai jamais rentrer chez moi.

Et ce monde d’après n’a rien à voir avec le monde d’après d’aujourd’hui ! Nous découvrirons rapidement les nouveaux modes de vie, bien plus proches de la nature et bien plus éloigné du fait de la Castration des autres représentants de l’humanité. D’ailleurs le jeune Griz vit avec le reste de sa famille sur une île isolée, et ne connaît qu’une autre famille, qu’ils leur arrivent d’aller voir en utilisant le bateau. Le peu de temps où ils vont quitter leur île va servir à aller chercher de quoi se nourrir et pour les loisirs. Des loisirs qui du côté de Griz sont littéraires, avec une propension à aimer des titres d’imaginaire.

Cette petite vie bien tranquille va bien sûr être chamboulée par l’arrivée sur l’île de Brand, qui cherche à faire un peu de troc. Si l’accueil par la famille est bon, la conséquence sera le vol d’une des deux chiennes du jeune homme qui ne se laissera pas faire et partira à la poursuite du voleur, accompagné de son deuxième chien.

Cette chasse à l’homme nous permettra de découvrir le monde tel qu’il est devenu, au travers de l’échange que Griz a avec le garçon d’une photo qu’il a trouvé. Alors, bien sûr, avec 10 000 représentants survivants de l’humanité, le nombre de rencontres que le jeune homme fera sera forcément (très) limité tout en restant riches. Les lieux que vous allez découvrir vous rappelleront probablement beaucoup de choses, je ne dévoilerai pas trop de l’intrigue puisque c’est aussi un message important que nous a fait passer l’auteur au début de son roman.

Les autres lecteurs – sans parler de l’auteur de ces lignes – apprécieraient sans doute que les découvertes effectuées au fil du voyage de Griz dans les ruines de notre monde restent un petit secret entre nous…

C.A.F.

Alors, je n’irai pas plus loin de mon côté sur l’histoire elle-même… tout en insistant sur le fait que vous allez tenir demain entre les mains un post-apo qui est radicalement différent de ceux que nous lisons ces derniers temps. Les hommes ne se transforment pas en zombie (je pense ici à The Walking Dead), l’humanité n’a pas eu à se réunir en bastion, ou en poches de résistance (comme nous avons pu le voir récemment dans Nécropolitains), il n’y a finalement qu’un seul enjeu pour le héros de cette aventure : récupérer son chien.

Le rythme lui aussi est un peu en décalage avec le côté post-apo mais tellement en ligne avec le monde tel qu’il est devenu : le rythme est tranquille… Ce qui ne veut pas dire qu’il ne se passe rien, et vous le découvrirez vite.

Et on peut aussi se le dire en guise de conclusion : il est vraiment plaisant de voir un personnage optimiste dans du post-apo…

J’ai Lu (avril 2020) – Nouveaux Millénaires – 347 pages – 21 € – 9782290216286
Traduction : Pierre-Paul Durastanti (Ecossais)
Titre Original : a boy and his dog at the end of the world (2019)

Griz vit avec sa famille et ses chiens sur une île au large de l’Écosse. Ses premiers voisins sont à trois îles de là, et les suivants… si loin que ce ne sont sans doute plus des voisins. En fait, si Griz additionnait toutes les personnes croisées au cours de son existence, on pourrait à peine former une équipe de football. Car, une génération après la Castration, la Terre compte moins de dix mille habitants. Et pas beaucoup de chiens.
Alors, quand on lui vole un des siens, son sang ne fait qu’un tour.
Ainsi débute l’épopée de Griz au cœur des vestiges de notre civilisation laissée à l’abandon, avec pour seuls compagnons son autre chien, son journal et la nostalgie d’un monde entraperçu au travers des livres trouvés sur son chemin.

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