Les Utopiales 2021

Affiche des Utopiales 2021 (c) Alex Alice

Il y a un an, nous étions tous suspendus à la décision gouvernementale quand à un éventuel nouveau confinement… Comme vous vous en souvenez probablement, le festival des Utopiales avait du renoncer à avoir lieu. Un coup dur pour l’ensemble des amoureux et amoureuses de l’événement mais surtout pour tous ceux et celles qui avaient fait le maximum pour en faire un événement sûr d’un point de vue sanitaire…

Un an après, nous revoici à Nantes pour parler Transformations avec cette envie partagée de reprendre une (partie de) vie normale.

Les organisateurs ont donc mis tout en oeuvre pour que cette nouvelle édition soit une réussite. Respect des contraintes sanitaires, sans ternir le plaisir des retrouvailles et la facilité d’accéder aux différents événements.

L’occasion de décliner le thème à l’envi, et pour reprendre les mots du président durant le lancement du vendredi soir, sur la base du terme TEAM pour Transition, Evolution, Adaptation et Mutation.

Entrons un peu dans le détail des 4 jours de cet événement qui reste un incontournable du genre.

Jour 1 – On renoue avec les conférences

Arrivée la veille pour finaliser la dimension Observatoire de l’Imaginaire, je n’aurai pour autant pas pu manquer le Mot du président dès 9h autour du thème Energie, puissance et science-fiction. Dire qu’entendre parler Roland Lehoucq de science et de science-fiction est un plaisir est le minimum syndical. Durant l’heure, nous avons pu voir le président nous expliquer comment calculer la puissance et l’énergie sur la base des indices ou des suppositions liés au contexte de l’action… Si seulement les sciences étaient expliquées ainsi, combien de vocations scientifiques seraient déclenchées ! Nous garderons la conclusion sur le puissance de 1 Gigawatt nécessaire à faire fondre la porte dans l’épisode 1 de Starwars…

Deuxième conférence (on aimerait en faire plus mais il est quand même nécessaire d’aller d’un lieu à l’autre), avec L’IA qui écrivait des romans d’amour qui, en compagnie de Jean-Noël Lafargue, Sylvie Lainé et Mathieu Burniat sous modération de Sonia Zannad. Intéressant de participer aux échanges sur ce que pourrait être de l’art sous IA… ou pas. La discussion passionnante questionnait notamment sur la capacité de ces “IA” à sortir des clous pour être en mesure d’innover.

Dernier meeting de la journée avec le lancement officiel des Utopiales, le mot des politiques, du président de la cité des congrès et de Roland Lehoucq avant de passer à l’explication de l’affiche.

La fatigue se faisant jour, il est temps de rentrer pour pouvoir profiter le lendemain de la suite de l’aventure… et notamment pour moi de finir de préparer les interviews à venir !

Le samedi, journée test

La question que tout le monde se posait était de savoir si les journées du week-end ne risquait pas d’être aussi chargées que ce qui avait été vécu durant la dernière édition (celle de 2019 bien sûr). Et bien, malgré une présence du public importante, il était aisé de circuler dans les différentes allées et de nous rendre d’une conférence à l’autre…

Et c’est d’ailleurs avec une conférence sur le droit dans la science-fiction, avec Ugo Bellagamba et Jean Baret, un sujet pointu mais présenté de telle façon que le sujet est devenu passionnant, faisant référence notamment à Judge Dredd et cette façon si particulière de lier droit et justice :).

La scène était ensuite libre pour laisser la parole à Ophélie Bruneau, Antoine Mottier et _lila modérée par Quentin Lazzarotto autour de l’injonction esthétique dans notre quotidien.

Nous restons dans le domaine sociétal avec deux conférences autour du travail de demain. La première, concernant la Mutation du travail, a fait échanger sous le contrôle de Caroline de Benedetti Karim Berrouka, Camille Leboulanger et Mélissa. Une grande partie de l’intervention concernait la définition du travail, et notammnet la différence entre travail et emploi mais aussi l’aspect passion dans le travail et intermittence, sans oublier bien sûr les nouveaux modes de travail… Saut de puce pour rejoindre la table ronde sur les Managers du futur, en compagnie de Romain Lucazeau, Jean-Laurent Del Socorro et Catherine Larrère guidé.e.s par Marcus Dupont-Besnard. Là aussi des discussions intéressantes sur le bien-être au travail ou encore l’épanouissement.

Avant de rejoindre la remise du prix Verlanger, attribuée par la bise réglementaire (à Pascal Godbillon, l’éditeur à Denoël – Lunes d’encre) pour Vers les étoiles de Mary Robinette Kowal, l’après midi a été là pour me permettre d’échanger au travers d’une interview avec Pitchaya Sudbanthad pour Bangkok Déluge chez Rivages, une rencontre riche et passionnante que vous pourrez bientôt retrouvée sur le site.

C’est aussi des échanges riches (au bar comme souvent :D) avec auteurs / autrices, éditeurs / éditrices et traducteurs / Traductrices… Bref, une journée passio-fatiguante….

Un dimanche sous le signe de l’Observatoire

Comme chaque année, nous avons avec Jérôme Vincent (Editions ActuSF), Bruno Para (nooSFere), Pierre-Marie Soncarieu (ImaJn’ere), Anne-Laure Tensi (Chut Maman Lit) et Muriel Dufils sans oublier les absent.e.s qui nous ont aidé : Christian Moulin (BDFI), Oscar Thullen, Hermine Hemon et Mathias Echenay (Editions La Volte). Chiffres de la parution, de la parité, de la presse, premiers retours sur l’enquête de lectorat et un échange avec Lloyd Cherry pour Tout sur Dune.

Ce sera aussi l’occasion de fêter avec les éditions J’ai Lu, les 10 ans de la collection Nouveau Millénaire. Une rencontre durant laquelle nous avons pu parler des différents succès de la collection dont nous avons chroniqué cette année Un souvenir nommé Empire d’Arkady Martine ou encore Cantique pour les étoiles de Simon Jimenez (qui était nommé au prix Verlanger 2021)

Trois interviews sont venues complétées celles du samedi : Morgane Caussarieu pour Vertèbre chez Au Diable Vauvert et Elisa Beiram pour Rêveur Zéro à l’Atalante et en fin de journée Camille Leboulanger pour Le Chien du Forgeron chez Argyll.

La fin de journée s’est déroulée sous le signe de la remise des prix, pour les années 2020 et 2021 en rattrapage de cette année de disette festivalière :

  • Prix Utopiales Jeunesse 2020:  Et le désert disparaîtra de Marie Pavlenko
  • Prix Utopiales 2020 : Rosewater de Tade Thompson
  • Prix Utopiales Jeunesse 2021 : Félicratie de H. Lenoir
  • Prix Utopiales 2021 : After® d’Auriane Velten

Lundi, déjà le retour

Et comme toutes les bonnes choses ont une fin, il est temps de prendre le chemin du retour et du quotidien… La journée devait se conclure avec une interview de Céline Minard pour Plasmas… Raté…

J’ai pu donc assisté à quelques conférences supplémentaires, notamment celle sur Fragilité et Anti-Fragilité en compagnie de Olivier Paquet (Les machines Fantômes), Sylvie Allouche (Philosophe) et Romain Lucazeau (La nuit du faune) avant de conclure la journée (à 12h donc) sur l’inévitable table ronde sur Dune, animée par Jérôme Vincent confronté aux connaisseurs / connaisseuses Sara Doke, Nicolas Allard, Roland Lehoucq et Lloyd Cherry.

Bien sûr, les journées aux Utopiales, ne se limitent pas aux conférences, c’est aussi l’occasion de faire des rencontres, de discuter de façon moins formelle et de passer du temps avec les auteurs, éditeurs, illustrateurs et traducteurs. Merci à tous ceux que j’ai pu croiser durant ces 4 jours…

Je pense qu’il est important aussi de rappeler que le travail des bénévoles sur l’événement est incroyable : tout est rôdé, ils et elles sont une présence discrète et efficace, fluidifiant la circulation et au service du public. Grand merci…

Et puisque j’en suis aux remerciements, j’en profite pour remercier aussi Estelle et Nora qui depuis plusieurs années nous organisent les rencontres-interviews avec les autrices et auteurs.

Et sans aucune hésitation : à l’année prochaine !

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